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Les recherche de Julie Gavard (Inserm U1232 – CNRS ERL 6001, CRCI2NA, Nantes) portent sur les tumeurs malignes du cerveau de l’adulte et plus particulièrement sur les cellules souches cancéreuses à l’origine des glioblastomes. Ce contingent de cellules, minoritaires mais redoutables, pilote l’évolution des tumeurs de glioblastomes et contribue directement à leur très grande résistance au traitement. Une meilleure compréhension de leur fonctionnement permet d’envisager de nouvelles stratégies thérapeutiques contre ces tumeurs aujourd’hui encore incurables.
L’hormonothérapie constitue un traitement efficace du cancer du sein qui contribue à la guérison en limitant le risque de rechute. Donnée au long cours, 5 à 10 ans, elle peut s’accompagner d’effets secondaires plus délétères que ceux de la chimiothérapie, en particulier chez les femmes ménopausées. En conséquence, nombreuses sont les femmes qui abandonnent ce traitement avec à la clé une augmentation du risque de rechute. Des douleurs articulaires et une perte de densité osseuse figurent parmi les effets secondaires couramment rapportés.
La chirurgie constitue le principal traitement du cancer du sein. Les progrès des techniques ont grandement réduit le caractère mutilant de cet acte. Quoi qu’il en soit, qu’elle soit partielle (environ 70 % des cas) ou totale, la mastectomie peut être à l’origine de douleurs qui peuvent persister et se révéler invalidantes. Le projet de recherche clinique « SerCaBot » porté par le docteur Vincent Garcia (Centre Oscar Lambret, CLCC, Lille) vise à évaluer trois nouvelles options thérapeutiques pour améliorer l’efficacité de la prise en charge de ces douleurs persistantes.
Le cancer du pancréas reste très difficile à prendre en charge et son traitement ne bénéficie pas encore d’une véritable personnalisation. Les résultats de travaux soutenus par la Ligue pourraient toutefois changer la donne. Présentés lors de l’ASCO 2024, et publiés dans Annals of Oncology, leurs résultats montrent qu’il est possible de prédire la sensibilité individuelle des patients aux protocoles de chimiothérapie pour adapter au mieux leur prise en charge[1].